Témoignage : retour sur ma grossesse par Elise – 3ème partie

Elise est une jeune maman qui nous fait le récit de sa grossesse. Vous retrouverez ici l’annonce au papa et le premier trimestre, et ici, l’annonce au proche et les deux derniers trimestres.

Le Jour J

Ce jour est certes particulier pour chacun et  chacune d’entre nous, mais il a été remarquablement mouvementé pour nous.
Tout a commencé le vendredi 7 octobre 2016.

Un monitoring un peu particulier

À cause d’un cafouillage de dates à l’hôpital à la passation de dossier, je me suis rendue à mon monitoring du 9eme mois avec une semaine d’avance. Super confiante, ayant eu une grossesse exemplaire, ce n’était qu’une formalité.
Après les 30 minutes de monitoring, premier coup de stress : les sages-femmes me disent qu’il faut prolonger le monitoring car « ils ont perdu le signal ». Cela arrive apparemment lorsque le bébé bouge. Bon, et bien j’angoisse, je pleure, mais j’attends. Ce n’est peut être rien finalement. Les sages-femmes sont rassurantes.
20 à 30 minutes plus tard, le verdict tombe… Quel ne fut pas le choc lorsque les sages-femmes m’annoncent qu’il faut faire une échographie de contrôle car mon bébé fait des troubles du rythme cardiaque… Je fonds en larmes…
J’enchaîne sur l’échographie qui dure, qui dure… 45 minutes plus tard, les nouvelles ne s’arrangent pas. Mon bébé ne bouge pas, bien que tous les organes soient fonctionnels. Je retombe littéralement en larmes. La sage-femme des « grossesses à risque » arrive (encore un coup de stress supplémentaire) et m’explique que ce n’est pas alarmant, que si ça l’était, je serais déjà en césarienne, mais qu’ils vont me garder cette nuit sous monitoring et refaire une échographie le lendemain matin pour surveiller.

Je gère mon admission, me retrouve dans une chambre. Il faut appeler le papa qui est au travail. Comment je vais faire pour ne pas fondre en larmes (et ne pas le faire flipper à mort) en lui annonçant ? Impossible… Heureusement ma petite valise était prête même si pas finalisée. « Ne ramène pas celle de la petite » je lui dis. Et bien oui, j’y crois encore moi que je vais rentrer chez moi…
Allez, maintenant c’est parti pour un marathon de monitorings…

Vers 23h, hourra, je la sens bien bouger ! C’est la fête là-dedans ! Je suis donc super rassurée :-). La sage-femme me dit qu’elle a refait un trouble du rythme, mais vu comment elle a bougé, je me dis que c’est certainement le capteur qui a perdu le signal. Le médecin de garde passe. Pour l’instant, on reste à surveiller cette nuit et on refait une échographie de contrôle demain matin. Allez, ça va bien se passer.

Le lendemain, en effet, l’échographie est bien, la petite a bougé, mais après 1h d’échographie… Ils vont donc parler de mon cas au staff meeting du matin. Je remonte dans ma chambre. La sage-femme passe assez rapidement pour me dire qu’ils me gardent une journée et une nuit de plus. Moi qui pensais partir vu que je l’avais bien sentie bouger la veille au soir, je repars sous monitoring… Pendant la journée, tout va bien. Aucun trouble du rythme. C’est bon signe ! Mais ma petite hippotte refait un trouble du rythme dans la nuit. Le médecin de garde repasse et commence à me parler de déclenchement. Bon, après il laissera le soin de décider au médecin de jour qui prendra le relais.

Un déclenchement inattendu

Le lendemain matin, le médecin de jour passe. Le verdict tombe : déclenchement à 11h ce matin car ils ne vont pas me garder sous monitoring indéfiniment. « Allô Chéri, amène la valise de la petite et rejoins-moi en salle de travail ! Mais ne t’inquiète pas, les déclenchements, ça prend souvent 2/3 jours avant que la petite arrive… On a le temps ! ». Le marathon monitoring se poursuit donc avec les contractions en plus, pas facile à gérer sous stress et surtout en sachant que je n’ai pas eu le temps de finir mes cours de préparation à l’accouchement !

A 16h, je les supplie de faire une pause monitoring… Je n’arrive plus à bien gérer les contractions sans bouger. J’ai besoin de marcher, d’aller aux toilettes. Ils me laissent 1h max. Je suis de retour à 17h. Ils me rebranchent. Et là, le médecin, 2 sages-femmes et l’interne arrivent pour scruter le monitoring. Ça ne sent pas bon…
En un claquement de doigt, je suis au bloc, avec mes sous-vêtements. Comme c’est en urgence, Mathieu ne peut pas venir… Je suis en pleurs. Je n’avais jamais imaginé un accouchement pareil… Ça ne devait être que dans 3 semaines !

Bon allez, maintenant il faut se calmer et se concentrer pour la péridurale. Ce cours de préparation-là, je l’ai eu. Ça me rassure un peu. Tellement concentrée, je ne réponds même pas à la personne qui est censée me coacher et me rassurer. Du coup, je crois qu’ils m’ont sentie tellement en panique que finalement Mathieu est là, avec moi ! J’espère juste au fond de moi qu’ils ne l’ont pas forcé car je sais qu’il ne souhaitait pas forcement être au bloc avec moi…
A peine la péridurale posée, j’ai senti l’incision. Apparemment c’est normal de sentir, sauf qu’au final, je n’ai pas juste « senti » j’ai eu réellement mal. Soit ils ont commencé un peu tôt la césarienne, soit l’anesthésie n’a pas très bien fonctionné. Je ne vous cache pas que c’était l’horreur. La main de Mathieu et celle de l’infirmière de bloc s’en souviennent ! Mais soudain, on entend le premier cri… MAGIQUE. Je fonds en larmes… Et là j’entends « Et bien elle a juste la tête qui est sortie qu’elle crie déjà ! Ah mais c’est un beau bébé pour presqu’un mois d’avance ! On dirait un bébé à terme. »

Une seule obsession pour moi : Elle va bien ? Et là, le OUI magique… Et on la voit pour la première fois… Notre petite Margaux.

Papa la suit. Je ne les rejoindrai que quelques secondes avant d’aller en salle de réveil, car j’ai fait une hémorragie… Je les ai revus seulement 7h plus tard… Le papa en panique avec la petite dans la chambre, sans nouvelles de la maman.
Tout le monde était complètement déboussolé… A tel point que j’ai forcé le papa à 2h20 du matin à envoyer un email à la présidente de la commission d’attribution des places en crèche pour annoncer la naissance de Margaux… Un peu barjot la maman !

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Un dernier conseil

Je pense que ce qu’il faut retenir de mon expérience, c’est que ce n’est pas parce que la grossesse se déroule de manière exemplaire qu’il faut baisser la garde… J’avais fait la remarque à mon mari que je sentais moins la petite bouger. Mais on m’avait dit que si je la sentais 3 fois par jour, c’était bon, qu’ils ont moins de place en fin de grossesse. J’aurais dû m’écouter et aller consulter de suite.

Mais bon, même si la digestion de cette césarienne a été très difficile les premières semaines, avec le recul je me dis que nous avons vraiment eu une bonne étoile car je ne devais pas faire le monitoring si tôt, et un trouble du rythme est tombé pile poil dans les 30 minutes allouées alors qu’il n’y en a pas eu dans les heures suivantes… Mais j’avoue que je ne me doutais pas qu’en allant à ma dernière consultation j’allais en ressortir quelques jours plus tard avec ma petite puce !

En conclusion, écoutez-vous et n’hésitez pas à aller consulter, même si vous pensez que ce n’est rien… Que ce soit pendant la grossesse et encore plus une fois que bébé est là, faites-vous confiance.

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